Rallye du Ventoux,

Rallye du Ventoux, 15 Mai 2010
Finale du Championnat de France des Rallyes Routiers

 

Jeudi 13 Mai 2010


Après la pluie sarthoise, c’est maintenant vers le soleil du Sud que nous allons nous diriger
pour ce premier rallye du Ventoux qui constitue la 4e épreuve et la finale du Championnat de France
des Rallyes Routiers 2010. La 3e épreuve avait lieu en Corse trois semaines plus tôt mais aucun des
tops pilotes que compte le MC Fleur de Lys n’avaient fait le déplacement sur cette petite île aussi
belle que lointaine.


Nous voici donc partis, Matthieu et moi, pour 591km d’autoroute direction Malaucène, dans le
Vaucluse, entre Vaison-la-Romaine et Carpentras. Un point important auquel nous n’avions pas
pensé : nous sommes le jeudi de l’Ascension et on se rendra très vite compte que beaucoup de
monde profite de ce grand week-end pour se déplacer. Heureusement que nous avions décidé de
partir très tôt pour pouvoir reconnaitre le parcours dès ce soir.


Nous arriverons à Malaucène aux environs de 16H00, accueillis comme il se doit par un grand
beau soleil. Ca fait du bien après une semaine encore maussade et ça annonce un beau week-end de
moto sur les petites routes du coin.


A propos des routes du coin, on va commencer à s’intéresser au parcours de ce 1er rallye du
Ventoux. C‘est un certain Patrick Bournisien qui a tracé le parcours et j’ai encore à l’esprit les
gravillons, chemins ou autres passages à gué que cet amoureux des « vrais » rallyes avait réservé
aux concurrents de l’Ultimate Rally en 2009.

Quelques cases du road book
enroulé hier ont déjà attiré mon attention.
Tout est dit dans ce petit extrait : en 4 cases,
chemin, terre et 1km de dos d’âne.
En échangeant quelques mots avec
les concurrents arrivés plus tôt et qui ont
déjà fait quelques recos, on a confirmation
que ce tracé ne sera pas de tout repos.
« Y’a des graviers partout, des changements
de direction tous les 300m, c’est l’horreur ».

 

Allez, on s’empresse de finir de décharger, on enfile les combinaisons et c’est parti pour
199km de reconnaissance du parcours routier. On entre tout de suite dans le vif du sujet au bout de
1,6 km : prendre à droite direction Champ Renier et on se retrouve dans une longue mais très étroite
descente où une voiture passe tout juste et qui est recouverte de gravillons. On aperçoit une épingle
en bas. Il faut freiner mais sur les graviers… Et ce sera comme ça pendant les 20 premiers kilomètres.


Moi ça m’amuse, Matthieu à plus de mal. Le seul conseil que je puisse lui donner, c’est de se
traîner (de tout façon on n’a pas le choix) mais de rester détendu et souple, un peu comme sous la
pluie en fait… Il finira par s’habituer et commencera presque à y prendre goût lui aussi.

 

On prend notre temps, on
essaye de ne pas se perdre, on
profite du paysage tant qu’on peut se
le permettre, on enchaîne ensuite sur
de belles sections bien roulantes pour
mieux revenir dans les graviers... On
arrive ensuite sur la spéciale du Col
de Viares. On a fait 55km depuis
notre départ de Malaucène et ça fait 2
heures qu’on roule. Houlà ! On va
peut-être s’affoler un peu, non ?
On prend quand même le
temps de faire 3 passages sur cette
spéciale n° 1 histoire de bien se
familiariser avec son tracé mais sans
chercher à claquer un chrono.

On reprend la route direction la 2e spéciale. On refait un peu de gravillons puis en découvre
que Patrick nous a aussi réservé de très belles surprise comme la monté du col de Fontaube.
Presque 10km de route magnifique où nous n’avons plus à nous soucier du road-book mais juste à
profiter de l’interminable succession de virages qui s’offre à nous. Simplement génial. Une fois en haut
en haut on se retrouve face au Mont Ventoux qui à la tête dans les nuages.

 

On continue la parcours direction la spéciale de Veaux qui a la particularité de faire 5,9 km ce
qui en fait la plus longue spéciale du championnat. Moi qui aie déjà du mal à bien mémoriser tous les
virages quand les spéciales font 3 ou 4 km… Allez, on verra bien. Et là on découvre une spéciale
excellente : un peu rapide à mon goût mais très variée. Début à flanc de montagne, d’abord en
montée puis en descente, quelques enchainements rapides, des épingles plus ou moins serrés, puis
passage dans les bois… On y prend beaucoup de plaisir mais on sait déjà que les écarts de chronos
vont être très importants samedi. La nuit s’apprête à tomber donc on n’insiste pas, on se contentera
d’un passage ce soir et on reviendra demain. On zappe également les 70 derniers km de la boucle et
on rentre à Malaucène.


Le soir sera comme d’habitude propice à l’échange avec les potes de paddock. Anecdotes,
blagues, conseils, intox, mauvaise foi. Tout y passe, toujours dans la convivialité et la bonne humeur.

Vendredi 14 Mai 2010


Le programme de la journée est simple : recos le matin, vérifications l’après-midi, briefing,
sandwiches et repos le soir.


On commence par retourner sur la spéciale de Veaux qui est envahie de cyclistes. On
croisera aussi un rallye touristique du FJR Club de France. Plus les concurrents de notre rallye, ça
commence à faire du monde dans tous les sens sur la même route et des recos dans ces conditions,
c’est pas ce qu’on fait de mieux. Matthieu ne fera d’ailleurs qu’un passage et en restera là, trouvant
qu’il y a trop de monde. Je ferais quand même 3 passages pour essayer de retenir le maximum
possible sur ces 6 km.


On enchaîne par la fin du parcours routier que nous n’avons pas fait hier, et pas n’importe
quel morceau puisqu’il s’agit de grimper en haut du col des Tempêtes qui culmine à 1841m sur le
Mont Ventoux. Le début est génial, comme toute montée de col, mais on se retrouvera très vite dans
les nuages. C’est donc dans un épais brouillard que nous finissons cette montée en cherchant un peu
la route car on ne voit pas à 10m devant nous. Et puis un nuage c’est humide aussi… Et puis il fait
froid en plus. La neige sur les bas cotés de la route en est la preuve.


Une fois en haut, on profite du panorama (quoiqu’on ne voie pas très loin) et on prend une
belle leçon de courage en voyant les cyclistes arriver. Chapeau les gars !

La descente sur l’autre
versant sera beaucoup plus
agréable car ensoleillée. Et puis
la route est magnifique. Les 70
km on été avalés sans même
s’en rendre compte et c’est
définitivement un rallye
exceptionnel que ce 1er rallye du
Ventoux. Certainement le plus
beau de tous ceux auxquels j’ai
participé. Bravo.

 

Allez on casse la graine et on file aux vérifs administratives. On récupère nos numéros et la
dame veux me donner des plaques jaunes. Houlà, non ! Des blanches ! Il faut savoir que les plaques
jaunes sont réservées aux pilotes de la catégorie Elite qui regroupe les 20 premiers du classement
scratch provisoire… Bref ce sont les tout bons et je n’en suis pas un alors les plaques blanches
suffiront.


Sur le boulodrome de Malaucène, passage au contrôle technique sans encombre pour moi
mais un commissaire pointilleux reprochera à la moto de Matthieu un manque de freinage de
certaines vis. Retour donc au paddock, quelques coups de perceuse, un peu de fil à freiner et sa moto
peux entrer au parc fermé.


A 19h, place au briefing où on nous annonce que le premier CH sera rallongé de 5 min pour
faciliter un peu les choses aux concurrents. Et ce n’est pas un luxe car sur les 20 premiers kilomètres
de gravillons, la moyenne de 60 km/h était vraiment intenable. On nous annonce aussi plusieurs
changements dans le parcours donc redistribution des road-book et on ressort les ciseaux et le
scotch.


On ne fera pas de vieux os ce soir, le journée de demain sera longue et risque fort d’être dure.

 

Samedi 15 Mai 2010


Mon horaire de départ : 9h09. Sauf
qu’une fois auprès de ma moto dans le parc
fermé, j’apprends qu’il y eu du retard au début
et que je ne part que dans ½ heure. Un peu
de patience donc puis, carton de pointage en
poche, je m’élance enfin. Sortie du
boulodrome, acclamation de la foule en délire
et c’est parti.

Il faut se mettre tout de suite dans le rythme pour espérer pointer à l’heure et dans mon
empressement, je loupe une direction au bout de seulement 5km. Heureusement je m’en rends
compte très vite donc je ne perds pas trop de temps mais ça mets quand même la pression et je
cherche à forcer un peu le rythme pour rattraper ce temps perdu. Du coup je roule un peu vite dans
les graviers et je me fais quelques petites chaleurs. Il fait déjà très chaud sous le casque et je
m’engueule tout seul. Bon il va falloir que je me calme, que je souffle un bon coup et que je me
détende. Je ne vais pas pourvoir faire 600 bornes si je continue comme ça. Tout rentrera très vite
dans l’ordre et je suis déjà bien soulagé au premier CH où je pointe dans les temps. C’est vraiment
tout juste car j’arrive tout pile dans ma minute mais au moins je ne suis pas en retard malgré mon
erreur de navigation. Heureusement qu’ils nous ont donné 5 min de plus…


Pointage rapide et je repars illico direction le 2e CH et la 1re spéciale. Cette partie du parcours
est plus roulante et ce CH est moins dur à tenir. Et je dis bien « moins dur » car il ne faut pas traîner
non plus : j’ai roulé assez vite et je n’ai pas fait d’erreur mais je n’arrive que 2 min en avance. Autant
dire que la marge est très faible…


Place maintenant à la première spéciale dont le départ a été repoussé de quelques centaines
de mètres par rapport à ce qui était initialement prévu. On part après les dernières maisons pour des
questions de sécurité et pour moins incommoder les riverains. Je me rends compte au moment du
départ que je ne me souviens plus trop comment ça tourne. Allez on verra bien. GAZ. Finalement ça
me revient au fur et à mesure et je reste sur mes gardes aux endroits où il y avait quelques graviers
jeudi soir. Sauf qu’il se trouve que les graviers ont été balayés depuis et que ça peux passer
beaucoup plus vite. Tant pis pour le chrono, je signe un 2’’06'821 et la 69e place mais maintenant que
je suis prévenu, je ferais parler la poudre lors du 2e passage cet aprèm…


Le CH3 qui suit est dans 34 km, j’ai donc 34 minutes pour m’y rendre. Je mettrais 33’’50, là
encore en imprimant un bon gros rythme et sans me perdre. Houlà, c’est tout juste ! Ca risque d’être
dur cette nuit… Bon, le principal c’est de ne pas encore avoir pris de pénalités mais ça confirme que
ce rallye est assez dur et qu’il ne faut pas faire la moindre erreur car il n’y a vraiment pas de marge.
Je repars vers le CH4 et la spéciale de Veaux. On y apprendra que les radios des
commissaires ne fonctionnent pas et que la spéciale est annulée pour des raisons de sécurité. Ca se
comprends tout à fait car la communication le long d’une spéciale est primordiale pour prévenir par
exemple de la chute d’un concurrent.


On parcourra donc la spéciale comme si c’était une liaison et je prendrais ça comme une
occasion de reconnaissance supplémentaire. Et puis je ferais claquer une pendule cet aprèm…


Je sens que ça commence à trembler chez les adversaires…


Cette longue et belle spéciale est bordé d’énormément de spectateurs qui doivent être un peu
déçu de ne pas voir les pilotes à l’attaque maxi mais certains concurrents habiles en profiterons
heureusement pour leur offrir quelques jolies facéties motocyclistes.

Nous avons aussi appris au départ de cette spéciale que la petite dernière boucle qui monte
au Ventoux est annulée pour ce matin pour des raisons de timing. On rentre donc directement à
Malaucène et j’espère qu’on pourra la faire cet après-midi et cette nuit…


30 minutes d’assistance avant de repartir pour la 2e boucle. Le temps de faire le plein de la
moto, de nourrir et hydrater rapidement le bonhomme, et c’est reparti.


Tout se passera pour le mieux lors de cette 2e boucle. Je pointe toujours à l’heure aux CH.
Toujours très peu de marge, surtout au CH3, mais toujours pas de pénalité et c’est bien ça le
principal. D’ailleurs sur ce type de rallye difficile, il est presque plus important de soigner les liaisons
que les spéciales. Ca ne sert en effet à rien de prendre des risques inconsidérés pour gagner 3
secondes en spéciale si c’est pour en perdre 30 sur une liaison. Car ça peut aller très vite : chaque
minute de retard à un CH est sanctionné par 15 secondes de pénalité. Et des pénalités il y en déjà eu
beaucoup de distribuées ce matin et il y en aura encore dans l’après midi et dans la nuit.


Dans cette 2e boucle, les spéciales auront toutes bien lieu mais mes adversaires n’auront
finalement pas tremblé tant que ça. Ou alors c’est peut-être moi qui tremblais… Je suis 1s plus lent
que ce matin dans la 1re spéciale et je fais quelques petites erreurs dans la 2e. Je ne suis franchement
pas satisfait de moi, j’ai l’impression de ne pas arriver à me lâcher et de toujours rester trop sur mes
gardes. Bon dans un sens c’est mieux que de vouloir rouler au dessus de mes pompes et de m’en
mettre une mais j’aimerais quand même faire mieux…

 

Là encore la petite boucle du Ventoux annulée et ce sera pareil la nuit. Dommage ! Et
heureusement qu’on l’a faite en reconnaissance hier car sinon on ne l’aurait jamais grimpé ce Mont
Ventoux…


Malaucène, 30 min d’assistance, parc fermé, puis quelques heures de répit avant le départ de
la nuit. L’occasion aussi de raconter sa journée et d’apprendre qu’il a plu des pénalités. Plus de la
moitié du plateau à pointé au moins une fois en retard et le scratch jour reflète cette hécatombe. Du
coup je tire mon épingle du jeu et je suis classé 36e sur les 115 pilotes au départ. Ca par contre c’est
carrément bien. Et ça confirme ce que je pensais : il faut soigner les liaisons et je vais essayer de
continuer sur ma bonne lancée pour cette nuit. Même si je sais que ça va être très dur vu à quel point
c’était déjà tendu dans la journée...


Il est 21h36 quand je m’élance. Je dois pointer au CH1 à 22h03 après m’être enfilé les 22km
de graviers. Et là surprise : alors que je pensais lutter sur ce terrain piégeux en pleine nuit, je me
surprends à prendre un plaisir énorme. Je tiens un bon rythme, la moto glisse de partout mais j’ai un
grand sourire sous mon casque et je m’amuse comme un gamin. J’ai l’impression qu’il ne peut rien
m’arriver et je suis serein. Y’a pas à dire, elle est là la solution : être souple et détendu.


Du coup aucun problème pour pointer à l’heure et j’ai même l’impression d’avoir mis moins de
temps que lors de la 2e boucle de jour. Bref, tout va pour le mieux.
Pointage au 2e CH encore dans les temps, toujours pas de pénalité.


Le spéciale se passe plutôt bien, je suis 17 secondes plus lent que ce matin mais ça me place
54e au scratch de cette spéciale n°5 donc ce n’est pas mal du tout.


Place maintenant au CH que j’ai trouvé le plus séré dans la journée : le fameux CH3. Tout se
passe à peu près bien et je roule sans me poser de questions jusqu’à arriver à 3km du CH et me
rendre compte que je dois pointer dans environ 1 min 30 s. Oups ! Ca fait plus du 60 de moyenne
mais du 120 alors GAZ. Sauf qu’il y a des épingles. Bon, c’est sûr je serais en retard. Reste plus qu’à
limiter la casse. Je pointe seulement 30s après ma minute. Ca fait donc 1 min de retard et 15s de
pénalité. Et voilà, ça c’est fait, ma première pénalité de la journée (et même de la saison…).


Sur le CH suivant, je m’en veux. Quand j’y repense, c’est vrai que j’ai fait des petites erreurs.
Rien de grave mais 2 petits demi-tours qui ont bien dû me couter 15s chacun. Elles sont là les 30s de
retard. Et puis pourquoi j’ai pas surveillé l’heure plus tôt pour me rendre compte que j’allais être en
retard ? J’aurais pu anticiper et forcer le rythme un peu plus tôt pour rattraper le retard… Bon c’est
fait, on ne va pas refaire le monde maintenant. Par contre je peux encore rester concentré pour ne
pas refaire les mêmes erreurs. Allez, je n’y pense plus, direction le CH4, un oeil sur la route, l’autre sur
le road-book.


Toute la fin du parcours et la dernière spéciale se déroulerons sans aucun problème. Je signe
le 59e chrono dans cette toute dernière spéciale de la journée et je rentre au bercail. Je pose la moto
au parc fermé, la pression redescend et y’a plus qu’à aller faire un gros dodo. Bilan provisoire : un peu
déçu de mon manque de vitesse en spéciale ainsi que de ma petite pénalité de nuit mais quand
même content d’avoir limité la casse et surtout enchanté du parcours de ce rallye. Région magnifique,
tracé excellent et très varié, et puis rallye dur juste comme il faut. Ca change des précédents où le
parcours est très souvent fléché et où les moyennes horaires sont largement tenables. Ca redonne de
l’importance aux liaisons et ce n’est plus uniquement la vitesse en spéciale qui fait le classement. Et
ça m’arrange bien d’ailleurs… Et puis ce rallye aura aussi été un très bon entraînement pour l’Ultimate
Rally qui aura lieu fin juin et qui sera dans la même veine, en beaucoup plus…ultime.


Les résultats finaux mettront un peu de temps à être publiés mais j’aurais la surprise de voir
que ça valait le coup d’attendre : après ma 36e place au scratch jour, je fais 47e la nuit et je me
retrouve 38e au scratch final du rallye. C’est tout simplement mon meilleur résultat jamais obtenu.
Voilà une belle façon de clore ce championnat.

 

Il ne me reste plus qu’à remercier chaleureusement tous ceux qui ont contribué à leur manière
à cette aventure et sans qui tout aurait été bien différent :
Je commencerais par l’ami Momo qui m’a entraîné avec lui dans cette aventure en début
d’année dernière et à qui je dois beaucoup. Un grand merci également à mes parents pour leur
soutien malgré le stress que je leur fait subir, pour les emprunts matériels et pour les petites attentions
culinaires. Enfin merci aux sponsors, Cyril Coudière et Axa Assurance, Arnaud Sassone et Moto
Expert, ainsi que Tecmas pour leur soutien financier et matériel indispensable pour la pratique d’un
sport mécanique.


Le championnat de France est maintenant fini mais ce n’est pas pour autant la fin de la
saison : je vous donne donc rendez vous du 24 au 26 juin pour l’Ultimate Rally, au départ du Mans
puis dans l’Allier, pour une épreuve qui s’annonce extrême.

 
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